Addiction Méditerranée

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L'atelier d'Arts plastiques à l'Entre-temps

 

L'atelier d’Arts Plastiques existe depuis 2013. Il est animé par une éducatrice spécialisée et une psychologue du service.

 

Cet atelier est ouvert à l’ensemble des patients du centre de soin. Le groupe peut donc se modifier durant l'année, bien que nous privilégions la régularité et l'engagement. 

 

Les séances ont lieu deux fois par mois et un stage de quatre demi-journées est proposé chaque été. Un thème de travail est choisi pour l'année scolaire avec les patients. Nous avons ainsi travaillé sur le thème de la fête, de la  ville imaginaire, sur le portrait etc. 

Objectifs

L’objectif principal de cet atelier est de favoriser l’expression et l’inscription des patients au sein du centre de soins.

Il s’agit aussi d’un temps de rencontre collectif autour d’un média différent de celui de la parole. Le choix de ce média est intéressant en ce sens qu’il permet de susciter la créativité des patients tout en leur permettant de travailler à partir de leur ressenti, de leur vécu. Il s’agit aussi de s’accorder un temps hors des préoccupations quotidiennes, de prendre soin de soi autrement.

La pratique artistique est alors pensée comme un moyen, un objet de plaisir et d’expérimentation où la personne est actrice et impliquée par ses gestes et ses choix dans le processus créatif.

 

Fonctionnement de l’atelier 

Nous utilisons comme médias la peinture, le dessin et le collage.

L’atelier se déroule en trois temps : un temps d’accueil, un temps de pratique et un temps de reprise.

Nous faisons une proposition de travail (une consigne peut engager un travail sur plusieurs ateliers), mais nous laissons la possibilité à ceux qui le souhaite de faire autre chose dans un premier temps et pour les nouveaux arrivants. L’idée étant de permettre à certains de rentrer plus aisément dans le groupe et dans un processus de création. L’idée étant de proposer « un cadre créatif » tout en permettant à chacun suivant son niveau, ses envies de pouvoir s’exprimer.

2016 : « La ville imaginaire, l’environnement »

 

Imaginer sa propre ville 

Proposition d’un travail individuel sur la ville imaginaire : chacun réalise sa vision d’une ville imaginaire à partir de questionnements travaillés au préalable sous forme de brainstorming : En quelles matières est faite cette ville ? Y a-t-il des animaux ? des végétaux ? A quel endroit se situe cette ville (dans la nature, dans l’espace, sous la mer…) ? A quel moment (temps présent, passé, futur ?) Quels types de bâtiments ? etc…

"Kanok City"

un « vaisseau-ville spatial » qui serait dans l’espace

« une ville du futur qui vit tout le temps où tout serait ouvert tout le temps, où les gens peuvent vivre aussi bien la nuit que le jour, se déplacer très facilement et où on ne serait jamais seul ».

Croquer la Ville pour mieux la rassembler 

 

Proposition de réaliser un travail collectif à partir de croquis individuels. Avec un carnet à croquis, chacun a réalisé une dizaine de dessins d’éléments observés dans la rue (une devanture, une voiture, un détail de façade, un arbre…). A partir des croquis, le travail a consisté à créer une ville commune.

Explorer seul, regarder, dessiner rapidement sans souci du détail ou de la réalité du trait/ de la représentation, se retrouver, partager, échanger, choisir, organiser, construire, assembler, inclure, rajouter, inventer, soutenir le trait/faire des contours, travailler debout et avec les autres…ont alors été les maîtres mots de ce travail !

Le stage d'été 

Le stage est un temps un peu à part de ces pratiques d’atelier. L’idée est de permettre d’explorer différents médias, de découvrir d’autres pratiques artistiques, et de proposer à de nouveaux patients de venir pendant une ou plusieurs séances afin de découvrir l’atelier.

En 2016, le stage a surtout été un travail sur le lâcher prise, la surprise, le hasard, l’humour… Le principe était donc de proposer des thèmes qui induisent un décalage et où l’on pouvait difficilement maîtriser ce que l’on réalisait.

 

Par exemple, nous avons utilisé de grands bâtons de bambou auxquels étaient scotchés un pinceau. A l’aide de peinture noire, chacun d’entre nous a tenté de réaliser le portrait d’un autre participant de l’atelier.